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Je travaille à Paris et dors à Bruxelles
Je travaille à Paris et dors à Bruxelles
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Availability:
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Publisher:
Mols
DRM:
Watermark
Publication Year:
2017
ISBN-13: 9782874022302
Description:
<b>Vous vous interrogez sur la place du travail dans notre société ? Alors ce roman est pour vous !</b><br><br>En suivant Justine, vous pénétrez, de l’intérieur, le monde de la consultance : les missions, les clients, les voyages, la compétition, les team buildings, les méthodes de management, le jargon, les fusions, les restructurations… Justine se fait, elle aussi, petit à petit happer par le système. « Travailler plus pour gagner plus ! » disait Sarkozy… Mais est-ce vraiment une fin en soi ?<br><br>Une faillite retentissante entraîne dans sa chute une célèbre société de conseil. Bien qu’éloignée de plusieurs milliers de kilomètres de l’épicentre du séisme, Justine en subira, elle aussi, l’onde de choc. Consultante, par hasard, par curiosité, et par conformisme, elle sera happée par les rythmes endiablés que lui impose ce temple de l’excellence.<br>Autour d’elle, un enfer fait de luxe et de petits privilèges se construit. Mais ce luxe a un prix. Comme celui d’allers-retours quotidiens pour croiser, ne fût-ce que quelques minutes, un homme qui s’éloigne. Le jour est une vie pétrie de performance. Mais, le soir, c’est l’angoisse, la solitude, et aussi l’envie de brûler la chandelle par les deux bouts, de sortir, de décompresser, de rire. La question qui finira par s’imposer à elle : que deviens-tu ?<br><br><b>Par son ton malicieux, ce roman nous amène à une remise en question de la valeur même de notre travail et du mal-être qu’il engendre.</b><br><br>EXTRAIT<br><br>Quelques jours plus tôt, un des fondateurs de la <i>start-up</i> dans laquelle je travaillais m’avait pressée d’envoyer mon CV. Nous étions au bord de la faillite. Il m’avait recommandée à une de ses connaissances travaillant chez William Arding Consulting. Au nom de la bonne conscience, il voulait réinventer un avenir à ses salariés bientôt sans emploi. Moi, je résistais. Je jurais mes grands dieux que, jamais, je ne vendrais mon âme à ces sociétés de conseil obnubilées par le profit. D’ailleurs je ne reconnaissais plus mes amis qui y avaient été engagés. Depuis leur engloutissement, ils s’étaient transformés en hommes débordés, sérieux et coincés dans leur costume. Je renchérissais. Moi, Justine, je n’avais pas étudié la philosophie pour, à vingt-six ans, courir derrière les dollars. Après quelques années dans la culture et la communication, je rêvais au mieux d’art ou d’aide humanitaire. Mais certainement pas de devenir consultante. Pour moi, on ne consultait que chez le médecin. J’y voyais une question de déontologie. Le monde du conseil était à mille lieues de mes aspirations. Complaisante, je m’étais cependant laissé convaincre par mon futur ex-employeur d’envoyer mon CV.<br><br>À PROPOS DE L'AUTEUR<br><br><b>Elise Bussière</b> est diplômée de philosophie.